Grandeur de la France ?


Si la France ne représente plus ce qu’elle était du temps de sa grandeur, tant sur le plan financier que diplomatique, productif, etc., aidée en cela par des politiques déplorables de destruction, elle reste dans le cœur des êtres humains qui peuplent cette planète comme le Graal de la révolution et de la sauvegarde de la liberté, l’égalité et de la fraternité. Oui, si les hommes politiques qui se sont succédé à la gouvernance de notre pays n’ont pas hésité à se trainer dans la boue de la lâcheté et de la traitrise, le peuple, oui cette populace populiste, a su rester aux yeux du monde l’exemple à suivre ! Ils ne nous ont pas enlevé cela… Le mouvement des GJ en apporte la preuve aujourd’hui. Déjà au niveau européen, plusieurs peuples de la communauté ont en effet trouvé le moyen d’exprimer leur mal être par le biais de ce symbole des Gilets Jaunes, car pour eux, la France reste le symbole de la justice sociale. Car si on a vu des manifestations terribles se produire dans l’UE ces dernières années, comme en Grèce, en Espagne, en Italie, etc, le mouvement français d’aujourd’hui donne désormais une légitimité à la révolte de ceux-ci. Car la France est un des pays fondateurs de cette union européenne, sinon le principal, et voir son peuple se révolter de la sorte, atteste que même dans ce pays central de l’union, rien ne va, rien ne marche. Alors l’Europe jaunit par cette révolution des gilets jaunes qui se répand comme un feu de poudre ; « l’Europe jaunie » au sens littéral du terme, usée par des politiques populicides. Tout comme les femmes et hommes du pouvoir politique, et plus particulièrement d’E. Macron, les femmes et hommes du pouvoir financier, et plus particulièrement le Médef, l’Europe tremble comme jamais ! En Allemagne, Angleterre, Belgique, Bulgarie, Croatie, Espagne, Hollande, Portugal, Serbie, la liste des peuples arborrant les gilets jaunes n’en finit pas de s’allonger. Mais cela va plus loin, la France, ou plutôt devrais-je dire le peuple de France (duquel je soustrais les forces politiques), est suivi au-delà des frontières européennes : le Québec, Canada, Irak, Irlande, Israël, Liban, Taïwan, etc. Peut-être que si nous avions des médias dignes de ce nom nous pourrions nous rendre réellement compte de l’impact de ce mouvement du peuple de France face au reste du monde, mais ça, ce sont les BFMTV et consœurs qui nous l’enlèvent. La France vue par les yeux d’une amércaine : Point de vidéos pour représenter toutes les actions menées dans chaque pays, elles seraient trop nombreuses, juste un « petit » échantillon : Macron, détesté par les français, est également renié par ses pairs, les dirigeants européens ; mais que fait-il encore là ? Alors merci à tous les Gilets Jaunes d’avoir su réveiller cet esprit révolutionnaire français, ou au moins contestataire, et d’avoir redoré le blason de notre beau pays aux yeux du monde, chapeau ! Et sur un plan plus personnel, pour m’avoir permis d’obtenir une prime défiscalisée de 1000€ dès le mois prochain ; mon employeur ayant décidé de suivre l’appel de Macron. Pendant ce temps, les choses continuent, avec de bonnes nouvelles. Tout d’abord l’annonce de la libération d’Eric Drouet : Et l’intervention de Maxime NICOLL sur « France Actus » dans la vidéo ci-dessous. Dans celle-ci il est précisé que le référendum appelant les français à s’exprimer sur le RIC est déjà écrit. Mieux et c’est une première en France, un huissier de justice a mis les scellés sur une urne, elle-même déjà déposée dans une Mairie. Les votes devraient débuter dans les jours qui suivent. Cette information est écoutable à 6mn30s de la vidéo (qui dure 1h30 tout de même, j’ai pitié). Le reste, je vous laisse le découvrir en parcourant celle-ci… Enfin voici une fable tout bonnement excellente, « La fable macronique » magistralement écrite par Elodie POUX : Le paon, l’autruche et les poulets… Il ne me reste plus qu’à souhaiter un Joyeux Noël à toutes et tous avec l’humour bien décalé de « La Bajon », qui a eu le bon ton de reprendre la chanson de Coluche, Les restos du cœur, tant l’action des GJ semble en être le prolongement. Puisqu’aucun des nantis du showbiz ne veut reprendre le flambeau de leur pair, qu’à cela ne tienne, le peuple s’en chargera !



Faire de la bonne cuisine


En parcourant le menu, nous avons opté pour deux plats de pâtes fraîches. Une belle touche chez Russo est la possibilité de choisir parmi une large sélection de nouilles différentes avec votre sauce choisie. Je tiens à souligner qu’à ce stade, (ayant manqué le brunch et pas encore mangé), nous étions absolument affamés et, par conséquent, un peu déçus de ne pas être offerts du pain ou quelque chose pendant que nous attendions notre repas. Malgré tout, le service était assez rapide et nous nous sommes assis dans le patio apaisant en sirotant un chardonnay frais et d’un prix très raisonnable. Nos pâtes sont arrivées et étaient très bonnes, je suppose que je ressens toujours, comme mentionné précédemment, que c’est quelque chose que j’aurais pu préparer assez facilement à la maison, mais c’est bien de se faire dorloter un dimanche après-midi. Les ingrédients étaient très frais, des tomates en dés, des herbes de frehs, des câpres et de l’ail se combinant pour former un plat merveilleux. La saucisse italienne a été une grande dimension, évoquant des saveurs que je n’ai jamais goûtées depuis mon dernier voyage en Italie. Encore un peu de Chardonnay, notre serveur nous a persuadés de prendre un petit dessert à partager pour terminer le repas. Nous nous sommes installés sur un cheesecake au citron. Le cheesecake était bon principalement parce que le cheesecake était toujours bon – il n’était en aucun cas spectaculaire mais le citron était trop pâle, le gâteau pas assez riche et la croûte presque pas. Pourtant, le gâteau au fromage est toujours bon et nous avons réfléchi un peu pendant combien de temps il est étrange qu’une si grande partie de la nourriture que nous apprécions provienne de 2 espèces animales ….. et nous en sommes arrivés à la partie moins agréable du repas: trouver un cheveux noirs au centre du gâteau. Je ne suis pas sûr de savoir ce qu’il en est de trouver des cheveux, mais cela peut vraiment être assez grossier, en particulier si on le compare à la texture blanc crème du gâteau. Heureusement pour le personnel, je pense que nous avons été certainement adouci par le Chardonnay et n’avons pas fait grand-chose. Notre serveur a tout géré incroyablement bien, réussissant à faire une blague de tout, tout en étant extrêmement désolé et, bien sûr, en nous réclamant un nouveau gâteau. Eh bien, ne laissez pas notre expérience capillaire vous décourager de ce joli petit restaurant – au moins, ça montre que la nourriture est faite maison! Si vous recherchez de bons plats italiens à prix raisonnable, la maison de Russo est un bon choix. Davantage d’information sur ce atelier de cuisine en suivant le lien. .



Les moteurs hybrides


Aujourd’hui, 2 types d’hybridation sont proposés sur le marché. Tout d’abord, l’hybride série. Le moteur thermique est couplé à un générateur qui alimente un moteur électrique. L’énergie générée au freinage est récupérée et stockée dans des supercondensateurs qui peuvent la restituer. Le moteur thermique se coupe automatiquement à l’arrêt (fonction stop & start). Les supercondensateurs sont ensuite sollicités lors du redémarrage. Le moteur thermique n’est sollicité que pour fournir l’énergie nécessaire au générateur, lorsqu’il n’y a plus d’énergie électrique. La motorisation thermique de ces véhicules est moins puissante que celles de leurs équivalents classiques. L’intégralité de l’entrainement des roues est fournie par le moteur électrique. Ensuite, il y a l’hybridation parallèle Le moteur thermique et le moteur électrique sont sur un même axe. Le moteur électrique assiste le moteur thermique lors des accélérations et récupère l’énergie en décélération / freinage. Le moteur thermique se met en route à partir d’une vitesse de 20 km/h environ. Les deux moteurs fournissent de la puissance aux roues, avec la possibilité de plusieurs scénarii de répartition. Le principal avantage de cette technologie est la réduction de la consommation de carburant ainsi que des émissions polluantes (CO2 et NOx) qui découle de cette optimisation de la gestion d’énergie.



Visite en Afrique du Sud


Le mois dernier, j’ai découvert Cape Town à l’occasion d’un voyage de groupe. Et en fait, j’ai été tellement séduit que j’ai été tenté de rester sur place ! Mais pas seulement quelques jours : définitivement ! Le pire, c’est que ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. L’envie me prend souvent quand je suis dans un lieu inconnu : l’envie de ne pas rentrer du tout. De me trouver le premier travail venu, de changer mes habitudes de vie. Pour résumé, de tout recommencer. Attention, je ne pense pas que la vie est plus agréable ailleurs ; je devine les inconvénients qu’il peut y avoir à vivre dans tel ou tel lieu. Je n’idéalise pas le moins du monde. Seulement, j’y pense quand même. Ce n’est en définitive qu’un rêve éveillé ; mais si j’étais célibataire, j’aurais sans doute déjà craqué depuis longtemps.
C’est si barbant, le fait qu’on n’ait qu’une seule vie, vous ne trouvez pas ? Il y a encore quelques siècles, c’était sans doute plus facile, étant donné que la vie était infiniment plus simple ; les personnes passaient toute leur existence dans la même région, sans pouvoir la quitter. Evidemment, les voyages étaient un luxe que peu de gens pouvaient s’offrir, et encore moins à l’étranger ! En fait, on connaissait surtout le monde grâce à ce qu’en disaient les colporteurs de passage. L’horizon était globalement plus restreint, et l’information nettement moins disponible. Mais à une époque où les transports permettent de voyager si facilement, où l’on voit comment les hommes vivent à des milliers de kilomètres d’ici, le désir est, très logiquement, nettement plus puissant ! Surtout qu’une vie semble bien courte pour en profiter ! Et il me tarde que la science nous rende immortels pour que nous puissions bénéficier au maximum de toutes ces nouvelles vies qui s’offrent à nos yeux.
En tout cas, si vous vous n’avez jamais visité Cape Town, je vous invite à le faire : c’est vraiment très beau. Vous pouvez jeter un oeil sur ce site, si vous voulez en savoir plus. Pour plus d’informations, allez sur le site de ce voyage en Afrique du Sud et retrouvez toutes les informations.



La valorisation des marques culturelles est conçue dans une perspective excessivement nationale


En octobre 1997 ouvrait à Bilbao un musée original. Son nom était américain mais son financeur basque. Les administrations basques, qui souhaitaient revitaliser la structure économique du Pays basque et renforcer la visibilité de Bilbao avait en effet obtenu de la fondation Guggenheim le droit d’utiliser son nom pour ouvrir un musée dont elles financeraient la construction et l’agencement. Aux termes du contrat signé entre la fondation et les autorités basques, le droit d’usage du nom est accordé pour 20 ans, pour un prix de 20 M$. Plusieurs conditions ont été posées pour préserver la qualité de la marque : le musée doit investir un montant minimum dans l’achat d’oeuvres ; aucune redevance sur les produits dérivés n’est reversée à la Fondation afin que le musée puisse disposer de ressources suffisantes pour acquérir des oeuvres ; la Fondation apporte des compléments à la collection du musée et dispose d’un droit de regard sur la gestion interne des oeuvres. En quelques années, ce musée s’est imposé comme une référence. Compte tenu de ce succès, la fondation Guggenheim envisage de développer ce concept à Hong Kong, à Rio de Janeiro et à Abu Dhabi. La France n’a, pour l’heure, pas encore franchi le pas de la cession temporaire de marque, alors même que l’expérience américaine démontre pourtant qu’il est possible de concilier une politique de licence et la préservation de la réputation de la marque. Le projet actuel du musée du Louvre à Abu Dhabi pourrait à cet égard le confirmer dans les prochains mois. À cette première limite à la valorisation internationale des marques s’en ajoute une autre : l’insuffisance de structures de financement propices à la collecte de financements privés, en particulier étrangers. En effet, si la loi du 1er août 2003 a permis de faciliter le recours au mécénat, les musées français ne peuvent toujours pas recourir à un instrument de collecte de fonds privés qui a fait ses preuves aux États-Unis, les Endowment Funds. Les fonds de dotation permettent, par le placement des sommes collectées, de financer une partie du budget de fonctionnement d’un musée (ou d’une université). Dans le cas du MET de New York, les intérêts des sommes placées (1,5 Md $) couvrent aujourd’hui près de 25 % du budget de l’établissement. Outre la surface financière qu’ils offrent aux établissements, ces fonds présentent l’avantage, par rapport au mécénat classique, de mieux préserver l’autonomie décisionnaire des établissements : les dons n’étant pas affectés, il n’y a en effet pas de lien entre le financement d’une personne physique ou morale et ce qui a été financé (acquisition d’une oeuvre, opération de restauration ou de développement…). En France, la renommée des principaux établissements laisse escompter à moyen terme des perspectives de financement comparables. Les règles juridiques actuelles ne permettent cependant pas de constituer ce type de fonds, qui n’ont pas aujourd’hui de définition légale en France. Le statut des fondations demeure relativement éloigné de l’approche américaine : contrairement aux fonds de dotation, les fondations doivent en effet être indépendantes de leurs créateurs, ce qui signifie concrètement qu’un grand musée ne pourrait pas être l’unique créateur d’une fondation et ne pourrait pas le gérer de manière directe.



Comme avec la Patrouille de France


L’idée de faire un vol en avion de chasse me trottait dans la tête depuis un bout de temps. L’oiseau ne tombe jamais loin du nid, j’imagine. Mon père était fan d’avions de chasse, et m’emmenait chaque 14 juillet admirer la Patrouille de France. Ce sont des souvenirs qui marquent. Impossible de ne pas rêver, en les voyant, monter un jour à bord. En général, les rêves d’enfant ne restent que cela : des rêves. Mais je suis bien décidé à transformer ces rêves en réalité, ne serait-ce qu’à la mémoire de mon père. Et mardi dernier, j’ai réalisé ce rêve-là. Je n’ai pas (encore) de voiture volante, je n’ai pas (encore) marché sur la Lune, et je n’ai jamais su faire l’alphabet en rotant. Mais ce rêve-là, je l’ai accompli : j’ai volé à bord d’un avion de chasse, qui plus est un Fouga, celui-là même que j’allais admirer avec mon père le 14 juillet ! Cette expérience unique s’est passée du côté de Rennes. Je me suis présenté au matin, avec l’impression d’être un gosse sur le point de partir en colonie de vacances : surexcité. A tel point que j’avais eu du mal à trouver le sommeil la veille au soir. On a commencé par l’indispensable briefing où l’instructeur, Jean-Marc, m’a décrit les caractéristiques de l’appareil. Puis j’ai pu enfiler mon uniforme de vol avant de gagner le tarmac. C’est là que le Fouga patientait. Partagé entre la peur et l’excitation. j’ai sauté dans l’appareil et me suis attaché à mon siège. Après toute une batterie de vérifications, on a finalement décollé. L’accélération a été assez linéaire, ce qui fait que je n’ai pas senti les 220 km/h. Le démarrage en trombe consomme trop de kérosène, et cela fait longtemps que les pilotes ne le pratiquent plus. La première partie du vol a été assez tranquille, vu qu’il s’agissait d’un vol de découverte. Je pensais à mon père et à quel point il aurait aimé vivre cette aventure. Puis le pilote m’a informé que nous allions amorcer les acrobaties, et là, j’ai cessé de penser au passé, au futur, aux rêves et aux attentes : je n’étais plus que dans le moment présent. Du reste, vivre l’instant n’était pas une option, puisque la moindre distraction pouvait me conduire au blackout ! On a démarré par un looping : nous sommes montés à toute vitesse et, en quelques secondes, nous sommes passés de 1000 m à 2000 m. Au début de la boucle, la pression est redoutable et les sensations sont franchement inexplicables : j’avais l’impression d’être dans un compacteur géant ! C’est comme si tout mon corps cherchait à ne faire qu’un avec le siège. Mais tandis que nous nous élevions à la verticale, notre vitesse baissait progressivement. Une fois parvenu au sommet du looping, je me suis retrouvé à l’envers, vissé au siège par la vitesse et mon harnais. Notre vitesse n’était plus que de 100 petits km/h (alors qu’elle était de 600 km/h au début de la boucle, pour vous donner une idée). Un petit instant de flottement irréel, puis l’appareil a entamé la courbe descendante, et j’ai à nouveau eu l’impression de ne faire qu’un avec mon siège ; j’ai dû contracter mes muscles pour éviter le manque d’afflux sanguin au cerveau et le blackout. A peine sorti du looping, le pilote m’a demandé si j’étais d’attaque pour continuer : je lui ai répondu en riant. A cet instant je ne m’étais jamais senti aussi bien. Le pilote a alors enchaîné les figures : vol dos, tonneaux, nouveau looping… Le pilote semblait se faire plaisir. Nous avions à peine terminé une acrobatie qu’une autre suivait. Il m’arrivait de ne plus savoir où se trouvaient la terre et le ciel, mais ça n’avait pas d’importance ; je suais comme un boeuf, j’avais mal aux abdos à force de mon contracter, et j’avais la gorge terriblement sèche. Mais tout cela n’avait pas la moindre importance. Car malgré les figures qui allaient toujours plus loin et envoyaient toujours plus de G, je me sentais à l’aise, goûtant pleinement à ces sensations incroyables et irréelles. J’ai vécu nombre d’expériences au cours de ma vie ; mais aucune comparable à celle-là. Je la dédie à mon père. A lire sur le site de cette activité de baptême en Fouga Magister.



IA : le secteur de la santé est plutôt enclin à résister aux transformations


L’exemple du déploiement de l’e-santé ou de l’intégration des TIC illustre une certaine résistance à l’innovation. La France a été classée par le PIPAME comme un État « moyennement avancé » dans son déploiement de l’e-santé, par comparaison avec une dizaine de pays. Malgré ses atouts et notamment le bon positionnement de ses startups, la France souffre d’un tissu industriel de l’e-santé très éclaté, avec des projets d’innovation encore très atomisés, conduisant à empiler les réseaux créés dans les universités et dans les hôpitaux. Enfin, le modèle économique reste trop incertain pour soutenir des investissements. Quant aux TIC, la Cour des comptes a montré la difficulté pour la France de les intégrer dans le système de santé : faiblesse du déploiement de la télémédecine (en trente ans d’existence, elle ne représente que 0,3 % des consultations en 2015), échec du déploiement du dossier médical partagé (en 2016, moins de 1 % de la population aurait un DMP, lancé en 2004), faible utilisation des messageries sécurisées (30 % des médecins libéraux les utilisaient en 2016) ou encore absence de prescriptions dématérialisées. Une des explications de cette résistance est l’important degré de réglementation. D’une part, le secteur de la santé est très encadré par l’État qui finance avec l’Assurance maladie 80 % d’une dépense de santé de près de 270 milliards d’euros en 2016 et fixe la tarification à travers les modalités de remboursement. D’autre part, l’utilisation des données de santé fait l’objet d’une forte réglementation à dimension européenne et nationale. Ces données personnelles dites « sensibles » bénéficient d’une protection accrue par rapport au droit commun. La réglementation qui les encadre est d’autant plus justifiée que les collecteurs de ces données sont désormais nombreux : Assurance maladie, médecins et établissements de soins, grandes plateformes numériques (Google, IBM, Microsoft, Apple, etc.). Des progrès ont été réalisés avec la création en 2017 d’un système national de données de santé, qui regroupe des bases de données diverses, le changement des modalités d’accès ou la création d’un comité d’expertise pour les recherches, études et évaluations dans le domaine de la santé. Pourtant, en France, le cadre permettant de répondre aux besoins croissants en matière d’accès, de partage, de protection ou de garantie de fiabilité n’est pas encore abouti. La difficulté d’accès aux données a été identifiée comme un frein au développement de l’intelligence artificielle, notamment dans les possibilités de transfert des travaux de recherche.



Savez-vous apprécier le vin ?


Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai vécu cette scène. Je suis convié dans une soirée et je suis chargé de ramener du rouge (le vin, pas la couleur). Seulement, comme je suis aussi à l’aise dans ce domaine qu’une poule devant un ordinateur, je me retrouve incapable de faire un choix. Je reste une éternité en magasin à inspecter chaque bouteille, et finalement, je prends un rouge au petit bonheur, un qui ne me donne pas l’impression de me faire plumer : c’est-à-dire, pas le premier prix mais pas un Côte de Graves non plus. En clair, cela fait beaucoup de temps perdu pour rien. Et ça aurait continué ainsi si ma femme ne m’avait récemment offert un cours d’oenologie à Paris. Et cela a changé pas mal de choses. A vrai dire, je ne savais pas du tout comment se passaient ces curieux cours. Ma crainte était d’être le seul profane et d’avoir affaire à des snobs qui seraient des puits de science. Mais en fin de compte, nous formions un groupe très éclectique, avec aussi bien des hommes que des femmes. Certains s’y connaissaient, mais d’autres en tenaient une couche comme moi. Bref, à aucun moment, je ne me suis senti incongru. L’oenologue qui a animé la soirée a rapidement détendu l’atmosphère, et ça ressemblait globalement plus à un apéro didactique qu’à un cours tel qu’on peut l’imaginer. Au final, la plupart des choses que j’y ai apprises ne vont pas me servir, mais ce n’est pas grave. Car j’y ai appris autre chose. Je me suis rendu à ce cours afin d’apprendre quelles années et quels vins il fallait choisir. Mais somme toute, j’ai surtout appris à apprécier réellement le rouge, et à repérer quels types de vin j’appréciais. Nous avons eu droit à 6 vins différents lors de cette soirée, et chacun d’entre eux était accompagné de fromages. Ca m’a permis de voir les saveurs qui ne me laissaient pas indifférent. Depuis ce cours, chaque fois que j’achète un vin, je ne me focalise plus sur sa célébrité mais sur les qualités qui sont susceptibles de m’intéresser. Je me suis débarrassé de tout le superflu de l’étiquette, du nom et de la réputation, en somme. Je vous mets un lien vers ce cours d’oenologie, si le coeur vous en dit. 😉 A lire sur le site internet de cette activité de cours d’oenologie à Paris.

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Les objectifs globaux de la transition énergétique


La loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe des objectifs ambitieux pour la France en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de montée en puissance des énergies renouvelables conformément à ses engagements internationaux sur le climat. Cette loi, précisée par 167 mesures réglementaires (ordonnances et décrets d’application), fixe à la fois les grands objectifs et le calendrier de la politique énergétique nationale d’ici à 2050. La poursuite de ces objectifs doit permettre de réduire la facture énergétique de la France et faire émerger des activités génératrices d’emploi. Elle engage le pays sur de nombreux volets et, entre autres, sur les objectifs chiffrés suivants : y réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990 ; y réduire de 30 % la consommation énergétique primaire d’énergies fossiles en 2030 par rapport à 2012 ; y 32 % d’énergies renouvelables par rapport à la consommation finale d’énergie en 2030 et 40 % de la production d’électricité ; y ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025 ; y réduire de 20 % la consommation d’énergie finale en 2030 et de 50 % en 2050 par rapport à 2012. Dans le cadre de cet avis, nous nous concentrerons sur la dimension énergie-climat de la LTECV et ne traiterons donc pas d’économie circulaire, de traitement des déchets et d’objectifs de baisse de mise en décharge, ni d’amélioration de la qualité de l’air ou de sûreté nucléaire. Pour permettre d’atteindre ces objectifs, la LTECV a mis en place deux outils de programmation majeurs : y la stratégie nationale bas carbone ; y la programmation pluriannuelle de l’énergie. Ces outils balisent le chemin pour parvenir aux objectifs de la LTECV. Ils engagent l’État en termes de soutien public, d’autorisation ou de réglementation. Ils n’ont cependant pas d’impact juridique direct sur les choix de politique énergétique des collectivités, ni sur les décisions des acteur.rice.s économiques. Certain.e.s observateur.rice.s comme l’avocat Arnaud Gossement ont souligné que «  ces outils ne constituent pas en eux-mêmes une révolution, car ils ne réorganisent ni les marchés de l’énergie ni les conditions de production d’électricité, ni le pilotage de cette production ».



L’anti-paradis fiscal


L’imposition, quand elle est abusive, ne manque pas de m’excéder. Vous devinerez donc à quel point j’ai dû faire preuve de patience quand, à l’occasion d’un congrès à Bari il y a quelques temps, un de mes collaborateurs s’est mis en tête de me persuader qu’il fallait imposer encore plus les plus grandes fortunes en France. Son propos m’a, disons-le tout net, semblé dangereux et très réducteur. S’il y a bien un truc que j’ai compris au fil du temps, c’est que les impôts comme les aides sociales concourent de façon perverse à détériorer l’ardeur des travailleurs. Et ce raisonnement vaut, qui plus est, autant pour celui qui est imposé que pour celui qui touche des aides ! Il n’est pas besoin d’être un énarque pour comprendre qu’une exigence trop forte d’égalité détruit la capacité de croissance de la société. Parce que la richesse est une denrée limitée, une trop grande redistribution des richesses mène à moins de richesse. Pour tout dire, rien que le fait de sortir un couteau et d’indiquer qu’on projette de trancher une tarte suffit à faire rétrécir cette dernière ! Pour le dire d’une autre manière, celui qui favorise l’imposition systématique concourt à faire fuir celui qui le nourrit. En effet, les individus les plus productifs, quand il sont systématiquement taxés, sont de fait dissuadés de participer à la richesse totale. Les citoyens les moins productifs, quant à eux, sont aussi confortés dans l’idée de ne pas participer à cette même richesse, puisqu’ils sont les plus subventionnés. A force d’égalité, donc, on finit par bloquer le système. Et tout semble montrer que dans quelques années, ce problème prendra des proportions encore plus importantes. Le choix est simple : il faut choisir entre davantage de prospérité et moins de désir de redistribution, ou une redistribution à hue et à dia, quitte à ébranler la base de cette richesse. Attention, loin de moi l’idée de prôner l’inégalité : une disparité trop grande n’est en aucun cas souhaitable. On sait bien que dans une société où les inégalités sont trop fortes, le fossé qui séparre les classes privilégiées des plus démunies ne permet jamais de maintenir la cohésion sociale, et conduit à des révolutions. Mais je reste aussi persuadé qu’une recherche abusive d’égalité est elle aussi toxique, car elle porte atteinte à la croissance. Mais comme j’ai pu le constater lors de ce congrès, c’est que ce type de discussions n’est pas facile, tant elle fait ressurgir des postures politiques plus que des arguments rationnels… Davantage d’information sur l’organisation de séminaire à Bari en surfant sur le site internet de l’organisateur.