Calme blanc à La Plagne


Il y a peu, j’ai eu l’occasion de tester pour la première fois un engin pour le moins étrange : la motoneige. Un bolide bien sympathique qui donne de bonnes sensations, et que j’ai découverte lors d’une excursion à La Plagne. Pour être honnête, je ne pensais pas m’y mettre un jour, et mes amis ont dû me forcer un peu pour me faire essayer : je pensais qu’il s’agissait d’un engin destiné aux jacky. Mais j’ai bien vite changé d’avis une fois dessus : c’est surtout un excellent engin, par ailleurs très réactif ! La bête se présente sous la forme d’un scooter équipé d’une chenille et de lames semblable à celles des skis pour glisser sur la neige. Avec ses 600cm3, elle semble assez inoffensive, mais elle réserve tout de même quelques bonnes surprises. D’ailleurs, on comprend vite pourquoi le permis de conduire est nécessaire pour la piloter ! Pour commencer, la motoneige s’avère très réactive. La plus petite pression sur l’accélérateur, et on part sur les chapeaux de roue. C’est assez déstabilisant au début, et on devient rapidement beaucoup plus prudent dans ses accélérations. Pour piloter, il faut aussi une certaine force pour diriger l’engin, notamment dans les virages où il faut se pencher très fort et bien gérer sa vitesse pour ne pas partir dans le décor. Au début, j’avais tendance à partir dans des dérapages incontrôlés. Mais une fois que j’ai pris le truc, ça a été un vrai moment de bonheur. D’autant que j’ai testé la motoneige lors d’une randonnée à la Plagne, à la tombée de la nuit. Une fois que le soleil a disparu, il n’y a plus eu que l’obscurité, la neige, le bruit du moteur et la lumière du phare de la motoneige. Un pur moment de bonheur, où l’on a un peu l’impression de vivre une vie d’aventurier, loin de toute civilisation humaine. L’atmosphère qui règne sur les pistes en pleine nuit a vraiment quelque chose de magique. Je vous mets en lien ma randonnée en motoneige, si l’aventure vous tente et que vous voulez, vous aussi, découvrir ce calme blanc. Mais méfiez-vous de la poignée de l’accélérateur ! Pour plus d’informations, allez sur le site de cette activité de randonnée en motoneige à La Plagne et retrouvez toutes les infos.

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Les suicides dans la police


Sept membres des forces de l’ordre ont mis fin à leurs jours en une semaine, dont l’ex-patron de la lutte contre le hooliganisme: après quelques années d’accalmie, policiers et gendarmes craignent qu’en 2017 le fléau des suicides dans leurs rangs ne retrouve ses plus hauts niveaux. Ils sont gardiens de la paix ou commissaire de police, gendarme membre d’une unité d’intervention ou commandant une brigade de proximité, fonctionnaires ou militaires exerçant en zone rurale ou dans l’agglomération parisienne: ils font partie des 45 policiers et 16 gendarmes qui se sont donnés la mort depuis le début de l’année 2017, selon un décompte du ministère de l’Intérieur et de l’AFP. Dimanche, c’est le commissaire Antoine Boutonnet, ex-chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme, qui a été retrouvé mort, après avoir probablement mis fin à ses jours avec son arme de service, au terme d’une semaine noire dans les rangs des forces de l’ordre. Dans la soirée, ce terrible bilan s’aggravait encore avec un nouveau suicide d’une policière dans la région de Perpignan. Cette accélération du nombre de suicides a conduit le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, à demander dimanche soir aux directeurs généraux de la Police nationale, de la Gendarmerie et de la Sécurité intérieure « une évaluation des mesures mises en œuvre pour prévenir les suicides parmi les forces de l’ordre ». M. Collomb a annoncé en outre vouloir réunir « rapidement les représentants des policiers et gendarmes pour évoquer les dispositifs de prévention existants et les moyens d’en renforcer encore l’efficacité ». Après un pic en 2014, année noire au cours de laquelle 55 policiers (contre 40 en moyenne annuellement) et une trentaine de gendarmes avaient mis fin à leurs jours, le nombre de suicides parmi les forces de l’ordre avait décru en 2015 et 2016. Etait-ce l’effet du plan présenté en janvier 2015 par Bernard Cazeneuve contenant 23 mesures (recrutement de psychologues, redynamisation des cellules de veille, nouveaux cycles de travail…) destinées à prévenir le suicide ou la conséquence vertueuse du tourbillon opérationnel dans lequel sont plongées les forces de l’ordre depuis deux ans, confrontés à une menace terroriste sans précédent? « Policiers et gendarmes sont très mobilisés sur la défense des autres depuis deux ans. Peut-être que cela les a amenés à moins se soucier d’eux-mêmes mais peut-être que cela a également généré de l’usure », avance prudemment Céline Berthon, secrétaire générale du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). « Confrontés au quotidien à la misère humaine, à la violence et au pire que l’on puisse trouver chez l’homme, les policiers ne peuvent plus supporter ce manque de considération, facteur du passage à l’acte dramatique », avance Unité-SGP-Police, qui demande une « réunion immédiate » du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de la Police nationale. Management « déplorable », manque de considération, conditions de travail, « usure professionnelle », « désocialisation », politique du chiffre, sont renvoyés par le syndicat de gardiens de la paix sur le banc des accusés.



Le monde est en guerre


Le monde est en guerre. Pas contre de petits bonshommes verts, ou gris, ou rouges. Non, nous n’avons pas besoin d’extraterrestres pour cela. Cette guerre, nous la menons contre nous-mêmes. En permanence. Nous aimons nous isoler dans des groupes, nous diviser, pour mieux nous taper dessus après. C’est le même principe partout, dans tous les domaines. Les rares moments où nous nous rassemblons sont ceux où nous protestons contre l’agression d’un autre groupe. Puis nous nous séparons à nouveau en petits groupes incapables de s’entendre, si ce n’est sur un ennemi commun.

Une fois qu’on a compris ça, l’actualité devient soudain beaucoup plus compréhensible. Les mouvements de Trump en Asie, les agissements de Daech en Syrie et en Europe, les discours de Theresa May, les protestations des indépendantistes catalan : tout participe du même tout, du même mouvement. A bien des égards, nous ne sommes pas différents des dauphins, qui ont une société extrêmement complexe basée sur les groupes et des alliances provisoires, qui changent en fonction des circonstances et des opportunités. Et il est essentiel de comprendre notre propre mode de fonctionnement si nous voulons être capable de sortir un jour de ce schéma, de ce cercle vicieux infernal. Ca tombe bien : c’est tout l’objectif de ce blog.